La parole aux anciens

Manon Bossennec, un parcours à la plume aiguisée

Manon Bossennec, un parcours à la plume aiguisée

Bon nombre d’anciens étudiants d’ICB ont apporté la pierre à l’édifice en nous confiant leurs parcours sur le blog. Parmi ces expériences fascinantes, nous allons aujourd’hui à la rencontre de Manon Bossennec : « révélatrice de marques », co-autrice, auto-entrepreneure et bien plus encore.

Carte d’identité

Prénom : Manon Bossennec

Lieu géographique : Habite à Lyon, originaire de Beaune

Âge : 27 ans

Passions : Chant, séries policières, cinéma, concerts, l’écriture, la langue française

Parcours étudiant

  • DUT Infocom à Besançon option com des orgas / promo 2012-2014
  • Licence Sciences du langage Information Communication à l’Université de Besançon
  • Master en Stratégies de Communication Internationale à l’Université de Dijon

Parcours professionnel

  • Stage de fin d’études du DUT à Montréal de 6 mois aux Ballets jazz en tant que chargée de communication junior
  • 1 an en Autriche à Vienne en tant qu’assistante en français dans 2 lycées, à l’âge de 20 ans.
  • Un stage pratique par année d’études (agence de presse, agence marketing, start-up littérature jeunesse, mairie de Beaune)

« Toutes ces expériences, notamment à l’étranger, ont été très enrichissantes. Que ce soit à travers les rencontres culturelles et humaines et les voyages. C’est vraiment important d’ouvrir grand les yeux, de s’ouvrir à ce qui nous entoure et de s’en inspirer. »

« C’est également une grande qualité en tant que nouvelle génération, de faire preuve d’une grande curiosité, mais aussi d’apporter un regard frais sur les problématiques de communication que l’on peut rencontrer. Il est important d’être créatif, mais surtout audacieux. Ne pas s’arrêter à des recettes tout faites qui fonctionneront pour un client, mais pas un autre. »

·       Consultante en communication

Un service rendu à une amie, la collaboration de deux esprits créatifs. Manon ne savait pas encore qu’elle allait goûter à des missions qui aujourd’hui constituent son métier. Son amie architecte, Johanna Leserre, venait de créer sa propre marque à l’univers slow et comme elle appréciait la plume et la vision stratégique de Manon, c’est tout naturellement que les deux amies ont commencé à travailler ensemble, façonnant en premier lieu sa plateforme de marque. Le but étant de mettre en mots l’ambition, les valeurs, la vision, les missions et les champs de compétences de l’entreprise. C’est la colonne vertébrale de toute organisation. Cela découla très vite sur la création du nom de la marque, sa signature et le contenu éditorial notamment sur le site web. Ce qui a permis de créer l’univers unique et authentique de la marque.

« Dans mon métier, je me considère un peu comme révélatrice de marques. »

« J’ai adoré l’expérience et j’ai donc décidé de créer ma propre micro-entreprise en conseil en communication en 2019. J’étais autodidacte ; au lieu d’uniquement faire de l’opérationnel, j’avais la possibilité d’apporter des propositions plus stratégiques. Cela collait davantage à ma personnalité plus leader que suiveur, je pouvais pleinement être force de propositions. »

Sa vision stratégique et créative ainsi que sa manière de travailler les mots ont très vite permis à Manon de se créer une clientèle grâce au bouche-à-oreille et de faire ses propres armes auprès de ses clients. Dans son métier, elle tente de se poser les bonnes questions et d’apporter les bons mots, la bonne ligne éditoriale, pour un projet et/ou une marque, qui ne savent pas comment communiquer. Il est essentiel de penser à la qualité et l’unicité des contenus, encore plus aujourd’hui qu’il y a 5 ou 10 ans.

·       Projet Hellé Nice

On dit souvent que le hasard fait bien les choses. C’est l’effet de sérendipité. Un jour de juillet 2020. Manon était tombée sur une publication Facebook qui relayait une chronique sur Hellé Nice, une illustre aïeules, connue pour être championne de course automobile (sur Bugatti et Alfa Romeo) dans les années 30. Un commentaire attira son attention. Un certain Lionel Lucas entreprenait l’écriture d’un roman graphique à son sujet, demandait à être contacté par France Inter. Ni une, ni deux, Manon le contacte pour parler de son projet… et pourquoi pas lui proposer ses services de communication.

« J’ai toujours rêvé d’écrire un livre. »

Ils se rencontrent à Paris et le feeling est bon entre ces deux passionnés d’écriture. Lionel Lucas lui propose rapidement d’effectuer la relecture de son livre et enfin de pourquoi pour pas, co-écrire l’histoire. Un cadeau inattendu pour Manon.

L’aventure commence en septembre 2020, en se basant sur l’œuvre biographique de Miranda Seymour. Un travail de recherches et de rédaction de longue haleine. Née en 1900 à Nice, Hellé Nice eu une vie et un parcours rocambolesques, à l’image de la femme libre et pionnière qu’elle était. Féministe, avant-gardiste, championne de Grands Prix dans les années 30, acrobate… Elle ne s’est jamais mariée ! À 21 ans elle obtient le permis de conduire. Hellé Nice gravit le Mont Blanc à 25 ans et est adulée sur les scènes des cabarets parisiens. Des exploits illustrés par les archives retrouvées dans une ancienne valise lui appartenant et dont une ancienne connaissance d’Hellé Nice a fait don à Manon et Lionel.

Cette œuvre, c’est l’histoire d’une femme inspirante, au parcours époustouflant, tombée dans l’oubli et l’indifférence générale, comme la plupart des grandes femmes de notre Histoire. Le projet qui a même suscité l’intérêt de France 2, de France Inter et même Stéphane Bern sur Europe 1.

Comment vous organisez-vous pour la co-écriture de ce livre ?

« C’est forcément un exercice complexe, puisque nous avons tous deux nos propres styles d’écriture et parfois des visions différentes sur les choses. Généralement, j’écris un chapitre entier sous plusieurs versions que Lionel relit, réorganise et commente. Tout cela découle en aval sur une conversation entre éditeur et auteur, suivie d’une relecture par une correctrice qui donne son regard d’experte et externe sur la fluidité et la cohérence du chapitre. Enfin, les chapitres sont envoyés aux illustrateurs avec des intentions d’illustrations. Leur travail étant d’interpréter les écrits en images. »

Actuellement en plein travail sur le chapitre deux, 3 000 exemplaires numérotés sont prévus pour mai 2022. Ce mercredi 31 mars 2021, c’est aussi le lancement des préventes permettant aux curieux et aux amateurs de réserver leur livre.

Voici le lien en question si vous souhaitez vous procurer ce bijou aussi bien littéraire et historique, qu’artistique.

« Le podcast qui explore la communication, à travers ceux qui la font. »

N’hésitez pas non plus à aller écouter le podcast Derrière l’affiche, créé et animé par Manon et réalisé par son ancienne collègue d’ICB, Fanny Gaucher ! Ce podcast explore des métiers de la communication à travers des interviews avec des professionnels sans tabou. Storytelling, stratégie digitale, événementiel, direction artistique… Il y en a pour tous les goûts. Un axe intéressant à examiner pour nous, étudiants et futurs communicants.

Encore un énorme merci à Manon qui m’a accordé son temps pour échanger sur son parcours passionnant.

Toute la communauté d’ICB lui souhaite le meilleur dans l’accomplissement de ses projets !

Publié par Fiona Guatieri dans La parole aux anciens
La Love story Infocom

La Love story Infocom

Et si les plus belles histoires d’amour naissaient à ICB ? Nous avons eu la chance d’échanger avec Jean-Baptiste et Chloé, un couple d’Infocomiens partis vivre à Montréal. Ils ont accepté de nous raconter leur Love story.

 

Leurs débuts à l’IUT

C’est en 2012 que tout commence pour Jean Baptiste, aka JB, et Chloé. Tout juste sortis du lycée, ils ne se connaissent pas encore lorsqu’ils entrent tous deux en Infocom, option com des orgas. Même si JB a d’abord voulu s’orienter vers la programmation, il a été séduit par l’ambiance d’ICB lors de la JPO, et a trouvé qu’il était plus bénéfique d’avoir plusieurs casquettes. Chacun a d’abord fait sa vie de son côté, et celle-ci était parfois rythmée d’aventures !

En effet, JB a déjà manqué de se faire enfermer à l’IUT alors qu’il était resté travailler tard pour le projet tut’ Be Com Pro. Heureusement qu’un prof l’a vu taper à la fenêtre, sa belle aurait pu l’attendre longtemps s’il était mort de faim en coworking. Cette espace d’ailleurs, JB et Chloé l’ont vu naître. Et oui, il fut un temps où le cowork était une salle des profs (et aussi une salle à apéros, selon un JB au regard affuté).

Même si les deux étudiants ne se trouvaient pas dans la même classe, ils ont partagé de nombreuses expériences en tant qu’infocomiens. L’une d’entre elles fut bien évidement le challenge, dont la finale se déroulait à Besançon cette année-là. Ce fut pour JB et Chloé (chacun dans une équipe différente) une très belle expérience. Chacun s’est également investi dans son projet tutoré. Tous deux relèvent que ceux-ci permettent d’acquérir le sens des responsabilités, et qu’il faut pleinement s’y consacrer. Nous pouvons d’ailleurs tous remercier JB, membre de la deuxième Team 2.0, qui a développé le premier véritable site web d’ICB avec le soutien de son équipe.

 

Les stages, et un amour naissant

Le temps passe, JB et Chloé se rencontrent. JB s’en souvient très bien. C’était à la Ligue contre le Cancer, par le biais d’amis communs. C’est à cet instant qu’il a croisé le regard de Chloé pour la première fois, et ses yeux verts ne l’ont plus jamais quitté. Mais les mois défilent, sans plus de nouvelles rencontres. Qu’importe ! L’amour sait attendre. Le destin allait bientôt les réunir. Effectivement, la fin de la deuxième année approchait, et avec elle, les stages bien sûr. Les deux jeunes gens ne se concertent pas, mais choisissent une destination commune : Montréal. JB a effectué son stage dans une agence web, Chloé quant à elle a opté pour le domaine de la communication événementielle, en travaillant pour le festival Accès Asie.

Au Québec, loin de tout, les deux infocomiens se revoient, discutent, se rapprochent. Peu à peu, l’affection se transforme en amour. Et c’est un jeune couple qui rentre en France. : JB ne poursuit pas ses études. Il se met à son compte en tant que développeur web. Pour sa part, Chloé entre en L3 Infocom à Grenoble, en option com numérique. Elle a trouvé cette année intéressante mais très théorique. Selon elle, c’est à l’IUT qu’elle a appris tout le concret. On peut dire que durant ce laps de temps, JB n’a eu de cesse d’enchaîner les allers-retours dans la ville de sa bien-aimée.

 

Montréal, là où tout a commencé


Crédit photo : Jennifer Doré Dallas

Pour l’année suivante, leur décision est prise : les deux amoureux repartent à Montréal ensemble, là où tout a commencé. JB trouve du travail dans le milieu du développement web, grâce à son réseau de contacts, établi durant leur premier séjour. Il est ensuite passé de salarié à travailleur autonome dans ce même secteur. Il donne aussi des conseils sur différents projets. Son ascension a notamment été possible grâce à son portefeuille de clients, créé au cours de plusieurs projets en dehors de l’IUT.

Arrivée au Québec, Chloé opte pour une maîtrise en communication médias socio-numériques d’une durée de trois ans. Ce système se base sur trois fois trois heures de cours par semaine. À la fin de sa formation, elle rédige un mémoire sur les attentats de Paris et la réaction qu’ils ont engendrée sur les réseaux sociaux. Diplômée l’année dernière, la jeune femme a trouvé un emploi chez un distributeur de lunettes. Elle est aujourd’hui coordinatrice marketing et communication !

Finalement, le couple a survécu au premier hiver canadien, aux longues nuits et au printemps maussade, et a toujours gardé un contact avec ICB. C’est avec plaisir qu’ils nous rendent visite à chacun de leurs séjours en France. On peut aussi noter que même à l’autre bout de la terre, l’IUT reste présent. JB, par exemple, a travaillé avec un étudiant de GEA à Montréal, et une de ses clientes a également fait partie d’Infocom Besançon. Enfin, lorsque monsieur Maujean ou d’autres enseignants d’infocom passent au Québec pour quelques visites ou soutenances de stage, c’est avec plaisir qu’ils se retrouvent, avec d’anciens étudiants, autour d’une table.

 

Leurs conseils à nos jeunes infocomiens

Après six années d’amour, et d’expériences dans la com, Chloé et Jean-Baptiste nous livrent quelques précieux conseils. D’après JB, le plus important est d’avoir un bon réseau, surtout si l’on veut lancer sa boîte. Il faut entretenir le lien avec celui-ci, répondre aux mails, prendre des nouvelles. Les deux amoureux confient également que le DUCIS est une belle opportunité qu’ils regrettent de ne pas avoir saisie. Enfin, selon eux, ICB nous donne de l’autonomie, on y est encouragé, et tous les moyens sont mis à notre disposition pour que l’on réussisse. Pour finir, s’ils devaient s’adresser aux couples d’infocomiens, ils diraient que le plus important pour connaître une relation épanouie est… La communication, bien sûr !

 

Leur belle surprise

Nous espérons bientôt les revoir tous les trois, à la prochaine JDA. Tous les trois ?
Et oui ! Le premier bébé Infocom est né. Il y a deux mois, une petite princesse est venue agrandir la famille ! Madeline prendra-t-elle part à l’aventure ICB comme l’ont fait ses parents ? Il ne tiendra qu’à elle d’en décider. En attendant, elle est déjà canadienne, alors que papa et maman sont encore en pleines démarches pour obtenir la nationalité. La petite ne perd pas de temps, selon JB, elle a même récemment fait son premier « Areuh ». Qu’en sera-t-il de son premier mot ? Elle dira un bel « Infocom » évidemment ! Bon, rien n’est moins sûr. Pour l’instant, nous ne pouvons que souhaiter tout le bonheur du monde aux jeunes parents et à leur petite fille !

 

Merci encore à eux d’avoir été disponibles pour répondre à nos questions. Nous espérons que leur histoire et leur parcours en inspireront plus d’un.

 

Publié par Julie Fourain dans Actualité 2.0, Au coeur d'ICB, La parole aux anciens, Tous les articles
Eva et Théo : le DUCIS de nos anciens rédacteurs

Eva et Théo : le DUCIS de nos anciens rédacteurs

Paëlla, Tortilla, Sangria… Oui, on débute l’article avec les plus beaux clichés de l’Espagne. Mais fort heureusement, Eva et Théo, nos anciens rédacteurs de la Team 2.0 ont eu la chance de partir en DUCIS chez nos amis hispaniques. Ils viennent donc aujourd’hui, près de 6 mois après leur rentrée, nous faire un retour sur leur expérience et briser ces idées reçues. Chers lecteurs, il est temps pour vous de voyager.

Plus de 1400 kms vous séparent de Besançon. Pourquoi avoir choisi ces destinations ?

Théo : Depuis la fin de la première année, j’avais cette volonté de partir à l’étranger. L’espagnol est une langue que j’apprécie vraiment et je voulais la maîtriser. Mais je ne voulais pas partir uniquement pour cette raison ou pour le soleil qu’il n’y a pas à Besançon. Mon projet professionnel s’inscrivant dans le domaine de la presse, j’ai remarqué que l’on pouvait faire un DUCIS en journalisme à Murcia. Je ne me sentais pas encore prêt à intégrer une école de journalisme malgré ce que j’ai appris à ICB et mes expériences dans le milieu. Ici, je voulais prendre du recul sur mes ambitions et sur moi-même, développer davantage mes capacités journalistiques, tout en découvrant une nouvelle culture pour y maîtriser sa langue. À l’avenir, partir à l’étranger représente aussi une réelle bonification pour la suite. C’est une occasion unique. 

Eva : C’était d’abord un choix personnel. J’avais ce besoin de partir loin, pour découvrir autre chose. Je ne savais pas encore ce que je souhaitais faire l’année prochaine. C’était et c’est une année aussi pour se poser, réfléchir à ce que l’on veut faire réellement. Venir en Espagne m’a permis de prendre du recul sur moi même et mes ambitions professionnelles. L’université et ses cours de publicité m’ont également donné envie de m’orienter à, Alicante. Comme le dit Théo, partir à l’étranger c’est une expérience unique, on se redécouvre tant sur le plan personnel que professionnel. 

Qu’est-ce que vous étudiez là-bas ?

Théo : Moi je suis principalement en journalisme, mais j’ai également des cours en publicité et relations publiques. On a entre autres des cours de communication orale, de techniques d’interview et de direct, d’investigation publicitaire (bis repetita des cours de techniques d’enquête avec Madame Ferrari et Madame Jouvet) ou encore de rédaction. Ça me permet de me spécialiser dans le milieu du journalisme tout en renforçant mes compétences de communicant.

Eva : Pour ma part, j’ai majoritairement des cours de publicité et de relations publiques. Si je dois entrer un peu plus en détails, j’étudie la théorie de la publicité, des relations publiques. Côté pratique, j’ai par exemple, stratégie de relations presses et publiques. C’est une très belle opportunité pour renforcer mes compétences en tant que communicante mais aussi de les élargir au secteur publicitaire.

Le DUCIS était-il votre premier choix ? Le regrettez-vous ?

Théo : Comme je l’ai dit précédemment, j’avais cette volonté de partir depuis un moment et je ne me voyais pas faire autre chose que ça. Qui plus est, Murcia était mon 1er vœu. Aujourd’hui, je ne regrette en aucun cas d’avoir saisi cette belle opportunité. Au-delà de l’apprentissage universitaire et linguistique, on en apprend davantage sur soi-même et on découvre une nouvelle culture, des paysages inédits et de nouvelles personnes.

Eva : Non, à vrai dire j’ai passé les concours d’ISCOM en Février 2019, j’ai été prise mais j’ai ensuite refusé. J’ai changé d’avis parce que malgré avoir été acceptée dans cette école, le DUCIS me trottait toujours dans la tête. Je crois que ce genre d’opportunité est unique. Je peux clairement dire qu’aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix. Je suis heureuse et épanouie, et j’en profite aussi pour remercier Madame Spagnul qui m’a soutenue dans mes moments de doutes 😉

L’intégration doit être compliquée, surtout pour toi Eva qui est seule à Alicante. Comment ça s’est passé pour vous ?

Théo : C’est vrai que, de mon côté, j’ai la chance (certains diront l’inverse…) d’être accompagné de Siloé Ordonez et Julie Borrega qui étaient également avec nous à ICB. Comme on est super potes, l’intégration a été facilitée malgré des débuts plus ou moins compliqués : difficultés à trouver un appartement, peu d’informations pour la rentrée, les papiers administratifs, etc. Et bien sûr, on a subi les plus grosses inondations que la région ait connues depuis 90 ans… Mais, au-delà de ça, on a rencontré beaucoup de français, d’italiens et de mexicains, ce qui a grandement simplifié notre intégration ici. Tout le monde se sent bien à Murcia, les étudiants Erasmus sont, pour la plupart, dans le même état d’esprit, donc ça matche plus facilement. Et Alicante est à 1 heure de Murcia, donc avec Eva on parvient à se voir régulièrement ! 

Eva : Et moi je suis arrivée seule, mais bien accompagnée de loin. Comme a dit Théo, nous sommes à 1h00, on peut facilement se voir sans soucis. L’intégration s’est très bien passée. Disons que je suis bavarde, j’aime rencontrer de nouvelles personnes donc ça aide pas mal. Lors de la visite de l’université j’ai rencontré des français mais j’ai aussi rencontré des argentins, italiens, ou encore polonais. Je crois que quand on se sent bien dans un lieu qu’on a réellement choisi, l’intégration est tout de suite plus facile. L’organisation ESN a beaucoup organisé de soirées/activités et j’y suis tout simplement allée !  Il faut oser et sincèrement je ne le regrette pas ! 

Dites-nous ce que l’Espagne a de plus que la France !

Le temps ! Ici, on commence le travail et le repas plus tard (14 heures), la sieste est primordiale pour les espagnols. On dîne bien plus tard le soir également (22 heures). Le rythme de vie est différent. La mentalité également. Les espagnols sont moins pressés, se plaignent moins (difficile de faire pire que les français aussi). C’est bien plus “chill”, voire trop. Le soleil, surtout dans nos deux villes, est davantage omniprésent. Les températures sont déjà très douces en février (entre 15 et 23 degrés) et ça dure jusqu’au mois de novembre. Pour notre plus grand plaisir…

Le comté, le morbier, la cancoillotte… Je sais que vous salivez à la simple vue de ces mots. Qu’est-ce qui vous manque le plus en France ?

Disons l’assiduité du travail. En Espagne, l’esprit est un peu plus (trop) à la cool concernant les travaux en groupe. Il faut s’imposer et ne pas se laisser emmener dans cette ambiance chill. Quand on sort d’un DUT où le travail et la rigueur sont importants et qu’on se retrouve avec des personnes qui n’ont pas forcément la même énergie, c’est un peu plus difficile. Mais ce qui nous manque surtout, c’est Gilles Detot… 

Pour les futurs étudiants en DUCIS, quels conseils donneriez-vous ?

Comme on a dit précédemment, pour les cours, imposez-vous et ne vous laissez pas emmener dans cette ambiance espagnole plus “chill”. Anticipez les travaux à faire en plus des papiers administratifs pour le départ. N’hésitez pas à contacter les coordinateurs sur place ou en France à la moindre question – voire nous -, surtout avant ou au début. Mais, en tant qu’étudiant Erasmus, découvrez aussi le maximum d’endroits que proposent l’Espagne et la région. Profitez des activités de l’association Erasmus, des plages et du soleil que notre bonne Franche-Comté n’a pas ou trop peu, sans oublier de préparer votre avenir ! 

Et en vrai, les soirées DUCIS, elles sont comment ?

Théo : Murcia est une très grande ville étudiante, les soirées sont omniprésentes. Les espagnols ne sont pas trop “soirées appart” donc le voisinage est beaucoup moins indulgent qu’en France. Mais, comme les températures sont encore clémentes le soir, tout le monde est dehors ou dans les bars. Pour les discothèques, disons que le reggaeton est à l’Espagne ce que DJ Bogdan est au Teasing. Toutefois, il y en a pour tous les goûts, et on a même un bar Erasmus ! On évitera de parler du prix des fameux “chupitos” (je vous laisse chercher la traduction) et de la pinte dans la multitude de bars que compte la ville… 

Eva : Big up au bar du Parabarap qui reste et restera ma deuxième casa ! 50 centimes le chupitos, je ne vais pas en dire plus. On va dire que le soir ça bouge beaucoup. Les espagnols ont pour habitude de faire la fête dans un bar puis se déplacer dans un autre. C’est agréable puisque les prix sont très attractifs, les gens sont souriants et l’énergie “loca” est présente aussi !  Le reggaeton est effectivement propre à l’Espagne. Si vous leur parlez de chanson française, ils vous sortiront du “Djadja” ou “ramenez la coupe à la maison”. J’ai tout de même mon enceinte chez moi pour remettre à l’honneur les bons sons de Diam’s! 

Est-ce que vous avez une petite anecdote qui vous est arrivé pendant ce voyage ?

Théo : C’était 10 jours après notre arrivée. On n’avait pas encore commencé les cours et je n’avais toujours pas trouvé de logement donc je logeais provisoirement chez Julie et Siloé. On avait rencontré d’autres français et des Erasmus. Et lors d’une soirée en boîte de nuit, je discute avec des étudiants et je leur fais part de mes réelles difficultés à trouver un appartement. Et là, comme par hasard, on me répond “attends, je connais un gars qui cherche un dernier coloc pour leur appart !”. Je discute avec ce dernier qui accepte pour que je visite son appartement, Ensuite, tout s’est fait naturellement et c’était bouclé. Donc oui, j’ai trouvé mon appartement à 3h du matin en boîte de nuit. Pour vous loger, oubliez le bon coin, allez au Teasing.

Eva : Pour ma part, je vais vous raconter brièvement mon premier goûter en Espagne. A l’occasion de notre dernier cours d’histoire de la publicité, nous avons bu de la liqueur de vin à 8h00 du matin. Je tiens à préciser que c’était la prof qui avait apporté l’alcool. J’étais avec une amie française, et c’est là qu’on a réalisé que les “goûters” espagnols étaient assez éloignés de ceux en France… 

Toujours pas de regrets de nous avoir choisi comme vos successeurs ?

Question piège… C’est toujours difficile de laisser sa place à d’autres personnes, mais nous ne regrettons absolument pas de vous avoir confié le fameux blog Infocom. Nous avons lu vos articles et ils sont à la hauteur de nos attentes.  Vous êtes en forme, et ne manquez pas d’énergie pour diversifier la lecture ou divertir les lecteurs. Le duo Antonin/Clarisse sonnait pour nous comme une évidence, alors, on a osé. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes fiers de vos deux plumes. Une question nous trotte maintenant dans la tête, avez-vous fait une collab avec McFly et Carlito? 

Pour finir, plutôt team ICB ou team DUCIS ? (Attention Mme Spagnul regarde)

Team ICB en DUCIS. Et où que l’on soit à l’avenir ! On ajoutera aussi que la team DUCIS appartient au livre d’ICB. C’est cette même formation qui nous permet de réaliser cette expérience unique. C’est une sorte de continuité, alors difficile de choisir puisque les deux team s’appartiennent.  Quand on parlait d’ICB ici, ils pensaient que c’était une école, alors que ce n’est “qu’un” DUT… donc on ne peut être que très fier d’en faire partie.

Nous remercions Eva et Théo d’avoir pris sur leur temps si précieux (oui, oui, le temps est précieux lorsqu’on pourrait être sur la plage avec son meilleur mojito) pour répondre à nos questions. Malheureusement pour vous deux, nous n’avons annulé le feat avec McFly et Carlito, la calvitie frappant à la porte d’Antonin, nous ne voulions pas faire de l’ombre au chauve le plus célèbre d’internet. Vous nous manquez, et vous manquez à ICB ! À bientôt et profitez bien de la fin de votre année espagnole !

Publié par Antonin Falomir dans La parole aux anciens, Tous les articles
Comment réussir le challenge : les conseils des anciens

Comment réussir le challenge : les conseils des anciens

Il avance lentement dans la pénombre, répandant une brume glaciale dans ICB. Ne vous retournez pas, il est déjà là : le challenge interne commence dans 2 jours. Stress, anxiété, doute, le mystérieux challenge interne nous questionne et nous angoisse mais, vos deux rédacteurs préférés, à l’instar de Sherlock Holmes et son cher Watson -on vous laisse libre de choisir qui est qui-, ont mené l’enquête pour dénicher les meilleurs conseils pour réussir au mieux votre semaine.

Après avoir traversé Besançon, le Doubs, La Bourgogne Franche-Comté, la France et même l’Europe, nous avons enfin retrouvé l’élite de l’élite d’ICB. Qui de mieux pour vous conseiller que les survivants des challenges précédents ? Les anciens, soucieux de votre réussite, ont bien voulu nous partager leurs expériences passées pour que vous, jeunes insouciants, vous soyez fin prêt pour cette semaine empli de douleurs.

Voici donc leurs conseils !

Savoir se remettre en question et ne pas stresser

Dans les travaux de groupe, il ne faut pas négliger les idées, quelles qu’elles soient. Il est important de savoir se remettre en question. Mais avant tout, pour une semaine plus détendue et un travail optimisé, il est nécessaire de savoir gérer son stress.

Noé, ancien étudiant en communications des organisations, promo 2017-2019

« Pour moi le plus important c’est de toujours se remettre en question et ne pas stresser. Ton idée tu ne peux pas l’avoir le mardi ou le mercredi matin du moins elle ne sera pas assez recherchée. Tu peux avoir ton idée très tard si c’est la bonne vas-y. Le plus important ce n’est pas la réalisation mais c’est l’intention. Si la réalisation est moyenne mais l’idée est géniale ça sera toujours plus valorisé. »

Pauline, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

« Ne pas négliger certaines idées nulles car ça peut donner d’autres idées et ça permet de chercher exactement pourquoi ça marcherait. »

 Savoir communiquer avec son équipe

La communication est tout un art -que nous apprenons au quotidien dans notre formation- qui ne faut pas prendre à la légère. Partir sur de bonnes bases avec son équipe est primordial. Il est important de se dire les choses en toute honnêteté.

Justine, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

« S’écouter. Si vous sentez que ce n’est pas LA bonne idée et que vous êtes déjà mercredi, et bien prenez encore cette journée. Ça fonctionne aussi dans l’autre sens mais une bonne idée doit s’expliquer facilement. Si vous ne pouvez pas expliquer concrètement pourquoi ça marche à votre équipe, alors ça veut dire que vous vous trompez. »

Maxime, ancien étudiant en Infonum, promo 2016-2018

« N’hésitez pas à dire si vous trouvez que quelque chose ne va pas, n’ayez pas peur de froisser vos potes, certes y’aura jamais 100% d’accord, mais si ça peut en amener certains à réfléchir une nouvelle fois ce n’est pas plus mal »

 Sophie, ancienne étudiante en Publicité, promo 2017-2019

« Bien faire des points réguliers avec votre équipe pour être sûr que vous allez tous dans la même direction »

Maeva, ancienne étudiante en publicité, promo 2016-2018

« Se répartir les tâches, être à l’écoute des idées des autres, ne pas hésiter à faire des propositions, s’entraider »

 Organiser son travail

Pour un travail optimal, il faut savoir organiser ses idées : le brainstorming sera ton meilleur allié. Mais également organiser son travail au sein de l’équipe, se répartir les rôles.

Sophie, ancienne étudiante en Publicité, promo 2017-2019

« Créer en avance une sorte de plan avec toutes les étapes nécessaires et surtout, bien lire le brief. Enfin, faite des listes tout le temps, notez tout ce dont à quoi vous pensez »

 Maxime, ancien étudiant en Infonum, promo 2016-2018

« Utiliser un tableau pour noter les idées, comparer et pouvoir en éliminer, afin de trouver LA big idea ; c’est quelque chose qui peut mettre un peu de temps à venir »

« Pour le rapport, chacun a évidemment sa partie ; et il vous faut 2 ou 3 rédacteurs qui seront volontaires pour reprendre ces dites parties et les re-rédiger de façon plus propre. Dès que c’est fini les graphistes se chargent de la mise en page »

Kevin, Journaliste Média et Marketing à Média+, promo 2015-2017

 « Ne vous précipitez pas dès le début à vouloir trouver des idées le premier jour. Prenez le temps pour bien analyser, la marque, son identité et le marché »

Pierre-Étienne, ancien étudiant en publicité, promo 2016-2018

« Relisez bien le brief, passez une journée dessus s’il le faut. »

 Prendre le temps de faire des pauses

Les pauses, c’est important. Cela vous permet de vous vider la tête et de prendre du recul sur vos idées. Nous le savons tous, les 1ères idées sont souvent les 1ères idées des autres.

Valentin, ancien étudiant en communication des organisations, promo 2017-2019

« Amenez à manger, ça te permet de pas t’éparpiller, parce que dès que tu as faim tu grignotes et tu ne perds pas de temps à sortir aller chercher quelque chose à manger »

Sophie, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

« Faire des breaks quand il y a besoin pour ne pas s’acharner des heures sur quelque chose qui n’avancera pas, sans pour autant en abuser »

Noé, ancien étudiant en communications des organisations, promo 2017-2019

« Prenez des moments de break où vous vous videz complètement. Je ne vous conseille pas de travailler le soir et pendant les pauses déjeuner. Il faut savoir prendre des moments de détentes, car si tu fais que penser au challenge tu ne vas pas réussir à sortir de tes idées de base »

Cyrielle, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

« Pour de vrai, au niveau de la santé mentale faut pas faire l’erreur de vouloir bosser trop et être tout le temps les uns sur les autres. »

Ne pas hésiter à aller voir les profs

Et oui, durant cette semaine de challenge, les professeurs seront là pour vous aider, vous guider et vous conseiller. Il est important d’avoir un avis de l’extérieur pour savoir si nous allons dans la bonne direction.

Gael, ancien étudiant en publicité, promo 2016-2018

« Ne pas hésiter à demander l’avis des profs. Régulièrement. Pour éviter la fausse route et pour ne pas perdre du temps. Ne pas se lancer direct dans une idée qu’on pense trop bien. Faut prendre le temps de faire bien le tour du sujet et des idées. »

Maxime, ancien étudiant en infonum, promo 2016-2018

 « Rester à l’IUT au maximum pour bosser. C’est là où on reste le plus concentré, où on est le moins distrait, et y’a des profs à proximité si jamais on rame »

Ne pas se comparer avec les concurrents

Même si ça te démange, évite d’aller voir tes potes pour leur demander où ils en sont. Déjà, ça te fera plus stresser qu’autre chose. On a toujours l’impression que c’est mieux chez les autres, or ce n’est pas le cas. Ensuite, tu risques d’être focalisé sur leurs idées et tu n’arriveras pas à t’en détacher.

Cyrielle, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

 « Éviter d’aller voir les autres parce que quand tu leurs demandes comment ils avancent, ça te donne encore plus envie de crever »

Chloé, ancienne étudiante en publicité, promo 2016-2018

« Gardez la concurrence dans le rétro pour surveiller mais ne vous comparez jamais et croyez en vous : au challenge interne tu vas souvent voir les profs pour des conseils donc tu croises les autres qui viennent pour la même chose, donc tu entends leurs idées/ ils en parlent »

 Quelques conseils pour finir

Maxime, ancien étudiant en infonum, promo 2016-2018

« N’oubliez pas les règles de numérotation des pages avec les annexes. Niveau logistique, n’imprimez surtout pas à l’IUT ! Tout le monde veut y aller car c’est gratuit, mais du coup c’est le bordel, et là je parle par expérience personnelle… Le vendredi matin vous avez quelques heures pour finir, l’idéal c’est de pouvoir aller chez l’imprimeur »

Chloé, ancienne étudiante en publicité, promo 2016-2018

« Si vous croyez en votre projet, rien ne peut vous arrêter (à part si on vous dit que vous ne partez pas dans la bonne direction) mais croyez-y »

Sophie, ancienne étudiante en publicité, promo 2017-2019

 « Peut-être faire à l’avance une maquette sur Indisgn super simple et efficace pour le dossier final »

Nous espérons que tous ces conseils porteront leurs fruits lors de la redoutable semaine de challenge. Nous remercions les anciens pour leur participation et leurs précieux conseils. N’oubliez pas, ce n’est qu’un challenge, rien ne sert de trop se stresser et de risquer de perdre ses amis d’infocom ! En attendant, pas de folie ! Reposez-vous bien et comme dirait Pierre-Etienne « puisse le sort vous être favorable ».

Publié par Clarisse Aboulin dans Au coeur d'ICB, La parole aux anciens, Tous les articles
Valentine, un DUCIS aux saveurs espagnoles

Valentine, un DUCIS aux saveurs espagnoles

Pourquoi as-tu décidé de faire un DUCIS, et précisément à Alicante ?

Je voulais faire un DUCIS pour améliorer mes capacités en langue. Cela a été mon point faible durant toute ma scolarité et je voulais y remédier ! Surtout qu’en communication et en publicité c’est indispensable… Au départ, je pensais plutôt aller dans un pays anglophone. Mais, après réflexion, l’Espagne, la mer, le soleil et le mode de vie me correspondaient plus. Je me suis lancée en me disant que, dans tout les cas, j’allais aussi améliorer mon anglais en échangeant avec d’autres étudiants Erasmus. 

 

Concrètement, qu’étudies-tu là-bas et qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je suis en Publicité et Relations Publics et j’ai choisi des matières orientées vers la publicité et la créativité. J’ai souvent des travaux de groupes (pour ne pas changer) avec des étudiants Erasmus voire d’autres étudiants espagnols. Et il faut être patient ! Au début, ce n’est pas facile, mais ça m’apporte énormément dans les relations, dans la manière de gérer des conflits dans une autre langue et avec les compétences et les capacités de chacun. Je pense aussi devenir plus indépendante et autonome car nous devons faire des projets vidéos et photos comme à l’IUT. 

 

Trouves-tu des différences entre la France et l’Espagne ?

Je trouve qu’il y a beaucoup de différences. Toutefois, ce qui m’a vraiment sauté aux yeux, c’est la mentalité et le mode de vie. Les espagnols vivent plus tard. Par exemple, les commerces sont fermés de 14h à 17h mais restent ouverts jusqu’à 22h. Et faire du shopping à 21h c’est très bizarre au début ! Ici, il y a également beaucoup de services moins chers… le retour en France va faire mal ! La mentalité est bien plus ouverte, je me rends compte qu’il n’y a que les français pour avoir un sens de la critique si pointu !

 

Penses-tu que ce voyage aura un impact tant sur le plan personnel que professionnel ?

Je pense que cela aura un impact important car ça me donne le goût de découvrir d’autres pays. Mais je considère surtout ce DUCIS comme une expérience et un bagage pour l’après ! Cette expérience m’apporte beaucoup dans l’indépendance, la maturité et le fait de vivre en colocation avec d’autres personnes de nationalités étrangères issues de cultures différentes (je suis avec une slovène, une turque et deux irlandaises). A l’université, les niveaux sont très hétérogènes et les âges aussi car, en Espagne, le lycée peut se faire en une année supplémentaire grâce à une passerelle. Il faut ainsi concilier tous les facteurs dans les travaux de groupe. Il faut également s’adapter à un public différent lors des projets que l’on présente. Les espagnols n’ont pas forcément les mêmes références voire le même humour.

 

Les lieux incontournables d’Alicante pour les futurs partants ?

Alors pour les sorties, il y a Santa Barbara, le château incontournable d’Alicante et Santa Cruz, une petite rue fleurie et colorées avec des maisons typiques qui fait le lien entre le centre-ville et les hauteurs de la ville. Sinon, il y a la Calle de Las Setas (ou la rue des champignons…) avec le sol jaune et vert et des champignons géants, ou encore la Plaza Del Mar située vers le port avec l’esplanade. Pour les bars, ça se partage entre deux quartiers : le Barrio, qui est très Erasmus et international avec les boîtes et les bars ambiance, et le Castaños, situé en face du Barrio, où l’on trouve des bars davantage fréquentés par des espagnols.

 

Qu’est-ce qui te manque le plus en France ?

Hormis notre bonne gastronomie française (ce qui, je pense, est le cas pour tous les étudiants Erasmus), juste le fait d’entendre du français dans le bus ou dans un bar me manque.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui veulent partir à l’étranger ?

Je pense qu’il faut d’abord abandonner l’idée que le DUCIS ce sont des vacances au soleil ou une année sabbatique, parce que l’adaptation, c’est de l’énergie, tout comme les cours en langues étrangères. Cela demande beaucoup d’effort ! Au niveau professionnel, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en avoir un en particulier. Néanmoins, il est nécessaire d’avoir une idée d’école ou de licence pour la suite, car il est à la fois difficile d’y penser une fois parti et d’avoir toutes les informations depuis un autre pays.

 

Rédiger des articles, ça te manque un peu quand même…

Au-delà de rédiger des articles, ce sont surtout les réunions hebdomadaires de la Team 2.0 qui me manquent !

 


Merci à Valentine de nous avoir accordé de son temps entre deux tapas. Prenez note de ses conseils qui vous seront essentiels pour la suite. Mais avant de penser au DUCIS, concentrez-vous sur cette fin de semestre rythmée…

Publié par Théo Vigezzi dans La parole aux anciens
La JDA, une histoire perpétuelle

La JDA, une histoire perpétuelle

Il était une fois la JDA…

Vendredi 23 Mars. 12h12. Toulouse. Finale nationale du Challenge de la Pub. C’est à 788 km de Besançon que François Parisot annonçait à l’ensemble des 1A la composition des projets tutorés internes, parmi lesquels figure l’organisation de la JDA. Lisa, Floriane, Clara, Thyda, Loïs, Solène et Clara Rognon étaient réjouies à l’idée d’organiser un tel projet. La joie fut cependant de courte durée. « L’ancienne équipe nous avait prévenues qu’on allait avoir beaucoup de boulot et dire au revoir à la liberté des jeudis après-midi » nous explique Thyda, légèrement nerveuse à l’idée de gérer un événement de cette envergure. Intégrer une nouvelle équipe avec laquelle il va falloir travailler très régulièrement peut aussi paraître ardu. Or, nous sommes en Info-Com. Le travail intense et la fatigue qui se faisaient ressentir au fil des semaines n’ont par conséquent pas empêcher les 7 piliers de la JDA de collaborer dans une ambiance qui était au rendez-vous. Notamment grâce aux professeurs, avec qui « il était intéressant de travailler dans un cadre différent des cours. Et non pas seulement pour nous avoir apportées des Tagadas, bien sûr que non… » Après de nombreuses journées de travail les entraînant jusqu’au bout de la nuit (si tu n’as pas la chanson dans la tête tu n’es pas un puriste), l’équipe JDA a su nous proposer un événement placé sous le signe du prolongement. Floriane explique cette idée par la volonté de conserver « ce lien entre étudiants et anciens qui reprend bien cette valeur de la ICB Family. »

JDA ICB 2018

“Prolongement” : le maître mot de la JDA 2018Venez prolonger vos années à l’IUT le temps d’une journée !Rendez-vous le samedi 6 octobre…

Publiée par Les Anciens – ICB Family sur Lundi 17 septembre 2018

 

L’accueil de nos anciens, marqué entre autres par les délicieuses chouquettes prises d’assaut par les plus gourmands, était ainsi le point de départ du lien qui nous unit tous. Car bien manger est universel, surtout pour un infocomien. Mais s’arrêter à cela serait réducteur. Toute la décoration de l’Atelier Artère nous a de suite fait comprendre  que nous allions vivre une splendide JDA. L’entrée colorée par son allée de pétales roses ainsi que la nouvelle et magnifique œuvre de la salle 3 transportaient de nouveau les anciens dans l’univers Info-Com. Comme nous le fait savoir Lisa Molière, bénévole de cette journée, « la Team JDA, Artère et les bénévoles présents depuis le début de semaine ont fait un super boulot. Tout était très professionnel et bien organisé. Rien n’a été laissé au hasard. »

 

…une cession de savoir-faire…

Le cœur de la journée résidait néanmoins dans l’échange entre anciens et actuels étudiants. L’après-midi fut donc lancée par deux conférences. Cette année,  Victor Feillant, chargé du social media et de l’influence chez Frichti, et de Guillaume Bleineau, social media manager chez Proximity BBDO se sont présentés aux 1A. Au programme : « intégration du social media par les marques » et « pouvoir du word of mouth à l’heure du social media » (autrement dit, bouche à oreille, et non « mot de bouche » pour les non anglophones). Leurs interventions ont su attiser la curiosité de l’auditoire, notamment celle de Lisa, « étonnée de voir que, malgré leur jeune âge, leur parcours est déjà bien fourni. » Les deux conférenciers ont ainsi mis en avant l’importance du social media dans notre société. Ravi de revenir à ICB, Victor n’est « jamais vraiment parti de l’IUT. » Un brin nostalgique paraît-il, mais la rigueur totale acquise ici lui a permis de devenir le professionnel qu’il est aujourd’hui. Tout comme Guillaume, aussi nostalgique que son ancien compère de la Team 2.0, qui a eu l’occasion d’exploiter ce qu’il a appris durant ces 2 ans à travers les stages et les projets tutorés. Et cela lui sert encore aujourd’hui : « Les cours de première année m’ont permis d’avoir des bases solides dans la communication. Chose idéale car, à cet âge-là, on ne sait pas vraiment ce que l’on veut faire et on ne se rendait pas encore compte de la multitude de métiers de la communication. »

 

…et de savoir-être

S’en sont suivis des échanges informels au cours desquels les étudiants ont eu l’occasion de partager en profondeur avec les sages de la communication. Ces derniers ont pu transmettre leur expérience, leurs conseils et atténuer les doutes des infocomiens au sujet de l’après ICB. Du graphisme au digital en passant par le journalisme et le marketing, tous les domaines de la communication étaient représentés. Les benjamins de la com’ ont de ce fait pris conscience qu’il n’existe pas de parcours type afin de trouver sa voie professionnelle. La JDA c’est aussi le mini job-dating made in Info-Com qui leur a permis de construire les bases de leur réseau professionnel.

Toutefois, la rédaction a repéré un ancien de l’IUT qui n’était pas seulement là pour faire part de ses conseils sur Excel mais également pour faire des photos avec ses fans infocomiens, dont nous faisions partie… Oui c’est bien lui, le maître du rétroplanning, le seul et unique Pierre Guillemard ! Tout comme Martine Devichi, notre Guigui national était très attendu par ses anciens collègues et ses disciples du tableur. Nos deux jeunes retraités retrouvaient l’osmose de leurs belles années Info-Com autour du traditionnel Tea Time. Entre deux verres de cidre, le Livre d’Or était également à la disposition des participants afin de remercier les organisateurs de cet événement digne de ce nom. Et nous aimions tellement la JDA que nous pouvions même la savourer… 

Parce qu’une après-midi ne suffisait pas pour fêter les retrouvailles à Besançon, la JDA se prolongea le soir au bar du Madigan’s où les anciens et les professeurs ont profité d’une soirée conviviale qui a conclu une journée riche en émotions. Bénéfique pour tous les participants, elle a su raviver la flamme des bons moments passés et a permis aux étudiants de prendre conscience du monde qui les entouraient. Notre fidèle équipe de la JDA, quant à elle, a su tirer le meilleur du projet tutoré. « Les sourires et les compliments que nous avons eu Samedi nous ont faites oublier tous les imprévus et la fatigue accumulée » se réjouit Clara Rognon, satisfaite d’avoir contribué au bon déroulement de cette journée. Toutes vécurent heureuses et fières d’avoir fait de cet événement un moment de partage et d’inspiration pour nos jeunes premières années.

 


Merci aux anciens, aux professeurs, aux bénévoles, à nos artistes d’Artère et à nos étudiants préférés d’avoir participé à cette journée ! Mais surtout un é-no-rme merci à cette équipe JDA 2018 pour ces souvenirs hauts en couleur. Rendez-vous dans 2 ans pour la prochaine Journée des Anciens !

Publié par Théo Vigezzi dans Au coeur d'ICB, La parole aux anciens
On a pris un café avec… des roumains !

On a pris un café avec… des roumains !

Pourquoi avoir choisi la Roumanie ?

On commencera par dire qui ce n’est pas nous qui avons choisi la Roumanie, mais c’est la Roumanie qui nous a choisi. Plus sérieusement, l’argument numéro 1 pour nous tous était le dépaysement, l’envie de découvrir un pays de l’est de l’Europe, avoir un vrai choc culturel. Ensuite, on savait qu’en étant en Roumanie, on aurait beaucoup d’opportunités de voyages : visiter les alentours de Brasov d’abord, mais aussi les pays limitrophes. Enfin, on ne va pas se mentir, un des arguments qui a également fait pencher la balance, était que, avoir le nom de sa ville écrit sur une montagne avec des lettres de 12 mètres de haut chacune, c’est marrant…

Quels cours avez-vous choisi de suivre ?

À notre arrivée, nous étions supposés étudier la sociologie. Seulement, notre coordinatrice nous a expliqué que ces cours n’étaient donnés qu’en roumain, autant dire qu’avec un niveau se résumant à : « Patru bere Ciucas de un litru, vă rog » (Quatre bières « Ciucas » d’un litre s’il vous plaît), on a vite compris qu’on ne pourrait pas suivre la totalité de nos cours dans la langue locale. Anyway, nous avons pu piocher des cours dans les autres facultés, ce qui nous amène aujourd’hui à alterner entre Lettres et Sociologie. Plusieurs professeurs sont même particulièrement appliqués à nous dispenser des cours liés à la com. Par contre, au départ on n’a pas forcément fait les bons choix, résultat des courses, on s’est retrouvé à devoir faire des traductions de notices de machines à laver…

Le mythe de la vie pas chère est-il réel ?

Pour évoquer d’entrée de jeu le sujet qui intéresse le plus les infocoms, la réponse est que la bière pression de 1L de Ciucas (soit le breuvage local, cf. question précédente) est à 9 lei, ce qui équivaut à……………………………………………………………………. 1,93€. Pour rester dans la boisson, il est possible d’acheter des bouteilles en plastique de 3L de bière « Noroc » (qui signifie « Santé »), pour 1,30€ : idéal pour des soirées conviviales !

Au chapitre des transports, on ne se déplace plus qu’en Uber, étant donné que la course revient rarement à plus de 2€ pour quatre. Et vous sinon, comment vivez-vous les grèves à répétition de Ginko ? 

Côté logement, nous ne sommes pas non plus à plaindre, avec un petit 120m² de surface habitable pour 200€ par mois par personne !

Rencontrez-vous beaucoup d’internationaux, si oui de quelles origines ?

Approximativement, il y a 110 Erasmus à Brasov, ce qui permet de créer des liens plus facilement. Il y une véritable proximité entre nous tous. Pour vous donner un ordre d’idée, les Espagnols sont largement majoritaires, et leur culture laisse une grosse empreinte sur notre comportement (bah ouais, j’ai dit comportement bah ouais). Par exemple, on ne mange plus qu’à des horaires insensés (insensible, tu l’aimes mais pourtant tu la fuis), nos oreilles ont fini par accepter le doux bruit du reggaeton et maintenant, on sait qu’il faut se retourner si on entend au loin « HEY GABACHO ! » (« HEY LE FRANCHOUILLARD ! »).

Sinon, Turcs, Grecs, Allemands, Italiens, Portugais rythment les soirées karaoké du mardi soir à coups de chansons de variétés locales.

Par ailleurs, figurez-vous que depuis notre arrivée, on a recensé une importante communauté roumaine. Surprenant, non ?

Racontez-nous une anecdote roumaine

Des anecdotes on en a des dizaines à vous raconter évidemment ! Mais un évènement marquant de cet Erasmus reste quand même « Halloween in Transylvania ». Les quelques 900 Erasmus de toute la Roumanie s’étaient réunis à Brasov pour une intégration pendant trois jours continus. C’était assez dingue de voir autant de personnes au même endroit, de rencontrer tous ces étudiants venus de l’Europe entière. On a véritablement pris conscience du poids d’Erasmus à ce moment-là. Le programme était varié : city tour de Brasov le premier jour, visite du château de Bran le deuxième (un des châteaux où Dracula a vécu, sans doute l’attraction touristique la plus célèbre de Roumanie), pour ensuite faire une soirée sous un immense chapiteau au pied de l’édifice. C’était impressionnant. Et pour le dernier jour, on a fait une chasse au trésor dans la Citadelle de Rasnov, qui, soit dit en passant, n’a rien à envier à celle de Besançon. On a terminé le weekend par un gigantesque feu de camp et une soirée bal masqué (oh éh, oh éh).

C’est, et ça reste un super souvenir !

Un petit conseil pour les futurs partants ?

Un petit conseil ? Voici notre top 10 des lieux incontournables de Brasov :

  • Deane’s (surtout les mardis soir)
  • Ciucas (commandez LE litre)
  • Old Jack Burger (demandez Haas Paul)
  • Dodo Market (avant d’aller en soirée)
  • Cartofiserie (meilleures frites du monde)
  • Krühnen Musikhalle (parce que des pintes à 1,30€ en boîte de nuit, ça ne se refuse pas)
  • Azima (pour les petits creux nocturnes, un shaorma medium, salade, tomate, oignions, chef !)
  • Tampâ (pour aller voir les lettres de plus près, mais montez à pieds bande de feignasses !)
  • Paradisul Acvatic (pensez à ralentir avant le dernier virage du toboggan orange)
  • Colina, chambre 101B (subscribe to Fontychex on YouTube).

Recommandez-vous la Roumanie ?

 Oui et non, mais on ne vous dira pas pourquoi.

Sérieusement, oui, vous vous doutez qu’on passe du bon temps en contrée subcarpatique, mais il est vrai que les Roumains ne sont pas toujours très à l’aise avec l’anglais, et que, parfois, certains cours ne sont pas très intéressants.

Donc tout dépend de ce que vous recherchez.

Comment avez-vous trouvé un logement ?

Trouver un logement pour quatre étudiants étrangers n’était pas chose facile. Nous sommes allés voir plusieurs agences immobilières et nous avons été très surpris de la façon dont leurs bureaux étaient agencés. On n’était jamais vraiment sûrs qu’il s’agissait d’une agence car l’entrée des locaux se faisait systématiquement par la cuisine. Mis à part ce fait, on a visité 3 apparts, et finalement on vit chez Viorel Bajora, un sexagénaire roumain qui ne parle ni anglais, ni français, ni quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Cela ne facilite guère la communication, à part quand il vient nous dire de faire moins de bruit lorsqu’on invite des gens ! Mais globalement, on doit remercier notre agent immobilier, Jispa, qui nous a dégotté cette chouette maisonnée. Jispa, si tu nous lis, sache que tout va bien !!

 Info-com ne vous manque pas trop ?

Infocom, on ne sait pas, mais Anouk et Valoche, oui

Publié par Team 2.0 dans La parole aux anciens

Benoît & Lucas deux stages garantis sans effets spéciaux

La découverte des stages de 2A se termine avec nos anciens videomakers. Après nous avoir fait voyager et rêver, c’est Benoît et Lucas qui nous confient les joies de la colocation et de leurs stages respectifs. Et restez jusqu’au bout, ils nous révèlent leur projet d’avenir, de quoi combler la curiosité de certains !

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Publié par Team 2.0 dans La parole aux anciens

Mélissa: un stage sans fausse note à la Rodia

Nous retournons en France pour prendre des nouvelles de nos 2A, nous sommes même très proches puisque ça se passe à Besançon.  Et oui, pas besoin de partir loin pour avoir un stage, on vous le prouve avec Mélissa qui est en pleine organisation du festival Détonation à la Rodia. Les stages locaux ça a du bon, à méditer pour votre deuxième année !

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Publié par Team 2.0 dans La parole aux anciens

Les péripéties d’Alice chez Topito

Nous continuons d’interviewer nos 2A concernant leurs stages, car on ne sait jamais, cela pourrait vous intéresser (et oui ce sera bientôt à votre tour). C’est aujourd’hui au tour d’Alice (alias Chaaaataaaard) de nous en dire un peu plus sur son stage chez Topito. Aux dernières nouvelles elle était punie 😉  au coin, mais on est sûr qu’au fond elle s’en sort très bien !

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Publié par Team 2.0 dans La parole aux anciens