Valentine, un DUCIS aux saveurs espagnoles

Il vous est certainement venu l'idée d'étudier à l'étranger après ICB. C'est ce que notre ancienne rédactrice a choisi de faire en prenant son envol pour la terre du flamenco, l'Espagne. Les inscriptions pour le DUCIS arrivant à grand pas, Valentine nous immerge aujourd'hui au cœur de son expérience ibérique. Voyage avec une de nos anciennes infocomiennes au sein de la ville d'Alicante.

Pourquoi as-tu décidé de faire un DUCIS, et précisément à Alicante ?

Je voulais faire un DUCIS pour améliorer mes capacités en langue. Cela a été mon point faible durant toute ma scolarité et je voulais y remédier ! Surtout qu’en communication et en publicité c’est indispensable… Au départ, je pensais plutôt aller dans un pays anglophone. Mais, après réflexion, l’Espagne, la mer, le soleil et le mode de vie me correspondaient plus. Je me suis lancée en me disant que, dans tout les cas, j’allais aussi améliorer mon anglais en échangeant avec d’autres étudiants Erasmus. 

 

Concrètement, qu’étudies-tu là-bas et qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je suis en Publicité et Relations Publics et j’ai choisi des matières orientées vers la publicité et la créativité. J’ai souvent des travaux de groupes (pour ne pas changer) avec des étudiants Erasmus voire d’autres étudiants espagnols. Et il faut être patient ! Au début, ce n’est pas facile, mais ça m’apporte énormément dans les relations, dans la manière de gérer des conflits dans une autre langue et avec les compétences et les capacités de chacun. Je pense aussi devenir plus indépendante et autonome car nous devons faire des projets vidéos et photos comme à l’IUT. 

 

Trouves-tu des différences entre la France et l’Espagne ?

Je trouve qu’il y a beaucoup de différences. Toutefois, ce qui m’a vraiment sauté aux yeux, c’est la mentalité et le mode de vie. Les espagnols vivent plus tard. Par exemple, les commerces sont fermés de 14h à 17h mais restent ouverts jusqu’à 22h. Et faire du shopping à 21h c’est très bizarre au début ! Ici, il y a également beaucoup de services moins chers… le retour en France va faire mal ! La mentalité est bien plus ouverte, je me rends compte qu’il n’y a que les français pour avoir un sens de la critique si pointu !

 

Penses-tu que ce voyage aura un impact tant sur le plan personnel que professionnel ?

Je pense que cela aura un impact important car ça me donne le goût de découvrir d’autres pays. Mais je considère surtout ce DUCIS comme une expérience et un bagage pour l’après ! Cette expérience m’apporte beaucoup dans l’indépendance, la maturité et le fait de vivre en colocation avec d’autres personnes de nationalités étrangères issues de cultures différentes (je suis avec une slovène, une turque et deux irlandaises). A l’université, les niveaux sont très hétérogènes et les âges aussi car, en Espagne, le lycée peut se faire en une année supplémentaire grâce à une passerelle. Il faut ainsi concilier tous les facteurs dans les travaux de groupe. Il faut également s’adapter à un public différent lors des projets que l’on présente. Les espagnols n’ont pas forcément les mêmes références voire le même humour.

 

Les lieux incontournables d’Alicante pour les futurs partants ?

Alors pour les sorties, il y a Santa Barbara, le château incontournable d’Alicante et Santa Cruz, une petite rue fleurie et colorées avec des maisons typiques qui fait le lien entre le centre-ville et les hauteurs de la ville. Sinon, il y a la Calle de Las Setas (ou la rue des champignons…) avec le sol jaune et vert et des champignons géants, ou encore la Plaza Del Mar située vers le port avec l’esplanade. Pour les bars, ça se partage entre deux quartiers : le Barrio, qui est très Erasmus et international avec les boîtes et les bars ambiance, et le Castaños, situé en face du Barrio, où l’on trouve des bars davantage fréquentés par des espagnols.

 

Qu’est-ce qui te manque le plus en France ?

Hormis notre bonne gastronomie française (ce qui, je pense, est le cas pour tous les étudiants Erasmus), juste le fait d’entendre du français dans le bus ou dans un bar me manque.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui veulent partir à l’étranger ?

Je pense qu’il faut d’abord abandonner l’idée que le DUCIS ce sont des vacances au soleil ou une année sabbatique, parce que l’adaptation, c’est de l’énergie, tout comme les cours en langues étrangères. Cela demande beaucoup d’effort ! Au niveau professionnel, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en avoir un en particulier. Néanmoins, il est nécessaire d’avoir une idée d’école ou de licence pour la suite, car il est à la fois difficile d’y penser une fois parti et d’avoir toutes les informations depuis un autre pays.

 

Rédiger des articles, ça te manque un peu quand même…

Au-delà de rédiger des articles, ce sont surtout les réunions hebdomadaires de la Team 2.0 qui me manquent !

 


Merci à Valentine de nous avoir accordé de son temps entre deux tapas. Prenez note de ses conseils qui vous seront essentiels pour la suite. Mais avant de penser au DUCIS, concentrez-vous sur cette fin de semestre rythmée…

Rédacteur.

Veuillez m’excuser du manque d’inspiration pour ma bio. Mais ne vous inquiétez pas, j’en aurai pour le blog…