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Eva et Théo : le DUCIS de nos anciens rédacteurs

Eva et Théo : le DUCIS de nos anciens rédacteurs

Paëlla, Tortilla, Sangria… Oui, on débute l’article avec les plus beaux clichés de l’Espagne. Mais fort heureusement, Eva et Théo, nos anciens rédacteurs de la Team 2.0 ont eu la chance de partir en DUCIS chez nos amis hispaniques. Ils viennent donc aujourd’hui, près de 6 mois après leur rentrée, nous faire un retour sur leur expérience et briser ces idées reçues. Chers lecteurs, il est temps pour vous de voyager.

Plus de 1400 kms vous séparent de Besançon. Pourquoi avoir choisi ces destinations ?

Théo : Depuis la fin de la première année, j’avais cette volonté de partir à l’étranger. L’espagnol est une langue que j’apprécie vraiment et je voulais la maîtriser. Mais je ne voulais pas partir uniquement pour cette raison ou pour le soleil qu’il n’y a pas à Besançon. Mon projet professionnel s’inscrivant dans le domaine de la presse, j’ai remarqué que l’on pouvait faire un DUCIS en journalisme à Murcia. Je ne me sentais pas encore prêt à intégrer une école de journalisme malgré ce que j’ai appris à ICB et mes expériences dans le milieu. Ici, je voulais prendre du recul sur mes ambitions et sur moi-même, développer davantage mes capacités journalistiques, tout en découvrant une nouvelle culture pour y maîtriser sa langue. À l’avenir, partir à l’étranger représente aussi une réelle bonification pour la suite. C’est une occasion unique. 

Eva : C’était d’abord un choix personnel. J’avais ce besoin de partir loin, pour découvrir autre chose. Je ne savais pas encore ce que je souhaitais faire l’année prochaine. C’était et c’est une année aussi pour se poser, réfléchir à ce que l’on veut faire réellement. Venir en Espagne m’a permis de prendre du recul sur moi même et mes ambitions professionnelles. L’université et ses cours de publicité m’ont également donné envie de m’orienter à, Alicante. Comme le dit Théo, partir à l’étranger c’est une expérience unique, on se redécouvre tant sur le plan personnel que professionnel. 

Qu’est-ce que vous étudiez là-bas ?

Théo : Moi je suis principalement en journalisme, mais j’ai également des cours en publicité et relations publiques. On a entre autres des cours de communication orale, de techniques d’interview et de direct, d’investigation publicitaire (bis repetita des cours de techniques d’enquête avec Madame Ferrari et Madame Jouvet) ou encore de rédaction. Ça me permet de me spécialiser dans le milieu du journalisme tout en renforçant mes compétences de communicant.

Eva : Pour ma part, j’ai majoritairement des cours de publicité et de relations publiques. Si je dois entrer un peu plus en détails, j’étudie la théorie de la publicité, des relations publiques. Côté pratique, j’ai par exemple, stratégie de relations presses et publiques. C’est une très belle opportunité pour renforcer mes compétences en tant que communicante mais aussi de les élargir au secteur publicitaire.

Le DUCIS était-il votre premier choix ? Le regrettez-vous ?

Théo : Comme je l’ai dit précédemment, j’avais cette volonté de partir depuis un moment et je ne me voyais pas faire autre chose que ça. Qui plus est, Murcia était mon 1er vœu. Aujourd’hui, je ne regrette en aucun cas d’avoir saisi cette belle opportunité. Au-delà de l’apprentissage universitaire et linguistique, on en apprend davantage sur soi-même et on découvre une nouvelle culture, des paysages inédits et de nouvelles personnes.

Eva : Non, à vrai dire j’ai passé les concours d’ISCOM en Février 2019, j’ai été prise mais j’ai ensuite refusé. J’ai changé d’avis parce que malgré avoir été acceptée dans cette école, le DUCIS me trottait toujours dans la tête. Je crois que ce genre d’opportunité est unique. Je peux clairement dire qu’aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix. Je suis heureuse et épanouie, et j’en profite aussi pour remercier Madame Spagnul qui m’a soutenue dans mes moments de doutes 😉

L’intégration doit être compliquée, surtout pour toi Eva qui est seule à Alicante. Comment ça s’est passé pour vous ?

Théo : C’est vrai que, de mon côté, j’ai la chance (certains diront l’inverse…) d’être accompagné de Siloé Ordonez et Julie Borrega qui étaient également avec nous à ICB. Comme on est super potes, l’intégration a été facilitée malgré des débuts plus ou moins compliqués : difficultés à trouver un appartement, peu d’informations pour la rentrée, les papiers administratifs, etc. Et bien sûr, on a subi les plus grosses inondations que la région ait connues depuis 90 ans… Mais, au-delà de ça, on a rencontré beaucoup de français, d’italiens et de mexicains, ce qui a grandement simplifié notre intégration ici. Tout le monde se sent bien à Murcia, les étudiants Erasmus sont, pour la plupart, dans le même état d’esprit, donc ça matche plus facilement. Et Alicante est à 1 heure de Murcia, donc avec Eva on parvient à se voir régulièrement ! 

Eva : Et moi je suis arrivée seule, mais bien accompagnée de loin. Comme a dit Théo, nous sommes à 1h00, on peut facilement se voir sans soucis. L’intégration s’est très bien passée. Disons que je suis bavarde, j’aime rencontrer de nouvelles personnes donc ça aide pas mal. Lors de la visite de l’université j’ai rencontré des français mais j’ai aussi rencontré des argentins, italiens, ou encore polonais. Je crois que quand on se sent bien dans un lieu qu’on a réellement choisi, l’intégration est tout de suite plus facile. L’organisation ESN a beaucoup organisé de soirées/activités et j’y suis tout simplement allée !  Il faut oser et sincèrement je ne le regrette pas ! 

Dites-nous ce que l’Espagne a de plus que la France !

Le temps ! Ici, on commence le travail et le repas plus tard (14 heures), la sieste est primordiale pour les espagnols. On dîne bien plus tard le soir également (22 heures). Le rythme de vie est différent. La mentalité également. Les espagnols sont moins pressés, se plaignent moins (difficile de faire pire que les français aussi). C’est bien plus “chill”, voire trop. Le soleil, surtout dans nos deux villes, est davantage omniprésent. Les températures sont déjà très douces en février (entre 15 et 23 degrés) et ça dure jusqu’au mois de novembre. Pour notre plus grand plaisir…

Le comté, le morbier, la cancoillotte… Je sais que vous salivez à la simple vue de ces mots. Qu’est-ce qui vous manque le plus en France ?

Disons l’assiduité du travail. En Espagne, l’esprit est un peu plus (trop) à la cool concernant les travaux en groupe. Il faut s’imposer et ne pas se laisser emmener dans cette ambiance chill. Quand on sort d’un DUT où le travail et la rigueur sont importants et qu’on se retrouve avec des personnes qui n’ont pas forcément la même énergie, c’est un peu plus difficile. Mais ce qui nous manque surtout, c’est Gilles Detot… 

Pour les futurs étudiants en DUCIS, quels conseils donneriez-vous ?

Comme on a dit précédemment, pour les cours, imposez-vous et ne vous laissez pas emmener dans cette ambiance espagnole plus “chill”. Anticipez les travaux à faire en plus des papiers administratifs pour le départ. N’hésitez pas à contacter les coordinateurs sur place ou en France à la moindre question – voire nous -, surtout avant ou au début. Mais, en tant qu’étudiant Erasmus, découvrez aussi le maximum d’endroits que proposent l’Espagne et la région. Profitez des activités de l’association Erasmus, des plages et du soleil que notre bonne Franche-Comté n’a pas ou trop peu, sans oublier de préparer votre avenir ! 

Et en vrai, les soirées DUCIS, elles sont comment ?

Théo : Murcia est une très grande ville étudiante, les soirées sont omniprésentes. Les espagnols ne sont pas trop “soirées appart” donc le voisinage est beaucoup moins indulgent qu’en France. Mais, comme les températures sont encore clémentes le soir, tout le monde est dehors ou dans les bars. Pour les discothèques, disons que le reggaeton est à l’Espagne ce que DJ Bogdan est au Teasing. Toutefois, il y en a pour tous les goûts, et on a même un bar Erasmus ! On évitera de parler du prix des fameux “chupitos” (je vous laisse chercher la traduction) et de la pinte dans la multitude de bars que compte la ville… 

Eva : Big up au bar du Parabarap qui reste et restera ma deuxième casa ! 50 centimes le chupitos, je ne vais pas en dire plus. On va dire que le soir ça bouge beaucoup. Les espagnols ont pour habitude de faire la fête dans un bar puis se déplacer dans un autre. C’est agréable puisque les prix sont très attractifs, les gens sont souriants et l’énergie “loca” est présente aussi !  Le reggaeton est effectivement propre à l’Espagne. Si vous leur parlez de chanson française, ils vous sortiront du “Djadja” ou “ramenez la coupe à la maison”. J’ai tout de même mon enceinte chez moi pour remettre à l’honneur les bons sons de Diam’s! 

Est-ce que vous avez une petite anecdote qui vous est arrivé pendant ce voyage ?

Théo : C’était 10 jours après notre arrivée. On n’avait pas encore commencé les cours et je n’avais toujours pas trouvé de logement donc je logeais provisoirement chez Julie et Siloé. On avait rencontré d’autres français et des Erasmus. Et lors d’une soirée en boîte de nuit, je discute avec des étudiants et je leur fais part de mes réelles difficultés à trouver un appartement. Et là, comme par hasard, on me répond “attends, je connais un gars qui cherche un dernier coloc pour leur appart !”. Je discute avec ce dernier qui accepte pour que je visite son appartement, Ensuite, tout s’est fait naturellement et c’était bouclé. Donc oui, j’ai trouvé mon appartement à 3h du matin en boîte de nuit. Pour vous loger, oubliez le bon coin, allez au Teasing.

Eva : Pour ma part, je vais vous raconter brièvement mon premier goûter en Espagne. A l’occasion de notre dernier cours d’histoire de la publicité, nous avons bu de la liqueur de vin à 8h00 du matin. Je tiens à préciser que c’était la prof qui avait apporté l’alcool. J’étais avec une amie française, et c’est là qu’on a réalisé que les “goûters” espagnols étaient assez éloignés de ceux en France… 

Toujours pas de regrets de nous avoir choisi comme vos successeurs ?

Question piège… C’est toujours difficile de laisser sa place à d’autres personnes, mais nous ne regrettons absolument pas de vous avoir confié le fameux blog Infocom. Nous avons lu vos articles et ils sont à la hauteur de nos attentes.  Vous êtes en forme, et ne manquez pas d’énergie pour diversifier la lecture ou divertir les lecteurs. Le duo Antonin/Clarisse sonnait pour nous comme une évidence, alors, on a osé. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes fiers de vos deux plumes. Une question nous trotte maintenant dans la tête, avez-vous fait une collab avec McFly et Carlito? 

Pour finir, plutôt team ICB ou team DUCIS ? (Attention Mme Spagnul regarde)

Team ICB en DUCIS. Et où que l’on soit à l’avenir ! On ajoutera aussi que la team DUCIS appartient au livre d’ICB. C’est cette même formation qui nous permet de réaliser cette expérience unique. C’est une sorte de continuité, alors difficile de choisir puisque les deux team s’appartiennent.  Quand on parlait d’ICB ici, ils pensaient que c’était une école, alors que ce n’est “qu’un” DUT… donc on ne peut être que très fier d’en faire partie.

Nous remercions Eva et Théo d’avoir pris sur leur temps si précieux (oui, oui, le temps est précieux lorsqu’on pourrait être sur la plage avec son meilleur mojito) pour répondre à nos questions. Malheureusement pour vous deux, nous n’avons annulé le feat avec McFly et Carlito, la calvitie frappant à la porte d’Antonin, nous ne voulions pas faire de l’ombre au chauve le plus célèbre d’internet. Vous nous manquez, et vous manquez à ICB ! À bientôt et profitez bien de la fin de votre année espagnole !

Rédacteur.

Fan inconditionnel de Théo Vigezzi, je compte néanmoins dépasser le maître. J’ai beau clabauder que le mot pétrichor devrait être plus utilisé, j’espère que ma nitescense ne vous aveuglera pas.

Publié par Antonin Falomir dans La parole aux anciens, Tous les articles
Valentine, un DUCIS aux saveurs espagnoles

Valentine, un DUCIS aux saveurs espagnoles

Pourquoi as-tu décidé de faire un DUCIS, et précisément à Alicante ?

Je voulais faire un DUCIS pour améliorer mes capacités en langue. Cela a été mon point faible durant toute ma scolarité et je voulais y remédier ! Surtout qu’en communication et en publicité c’est indispensable… Au départ, je pensais plutôt aller dans un pays anglophone. Mais, après réflexion, l’Espagne, la mer, le soleil et le mode de vie me correspondaient plus. Je me suis lancée en me disant que, dans tout les cas, j’allais aussi améliorer mon anglais en échangeant avec d’autres étudiants Erasmus. 

 

Concrètement, qu’étudies-tu là-bas et qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je suis en Publicité et Relations Publics et j’ai choisi des matières orientées vers la publicité et la créativité. J’ai souvent des travaux de groupes (pour ne pas changer) avec des étudiants Erasmus voire d’autres étudiants espagnols. Et il faut être patient ! Au début, ce n’est pas facile, mais ça m’apporte énormément dans les relations, dans la manière de gérer des conflits dans une autre langue et avec les compétences et les capacités de chacun. Je pense aussi devenir plus indépendante et autonome car nous devons faire des projets vidéos et photos comme à l’IUT. 

 

Trouves-tu des différences entre la France et l’Espagne ?

Je trouve qu’il y a beaucoup de différences. Toutefois, ce qui m’a vraiment sauté aux yeux, c’est la mentalité et le mode de vie. Les espagnols vivent plus tard. Par exemple, les commerces sont fermés de 14h à 17h mais restent ouverts jusqu’à 22h. Et faire du shopping à 21h c’est très bizarre au début ! Ici, il y a également beaucoup de services moins chers… le retour en France va faire mal ! La mentalité est bien plus ouverte, je me rends compte qu’il n’y a que les français pour avoir un sens de la critique si pointu !

 

Penses-tu que ce voyage aura un impact tant sur le plan personnel que professionnel ?

Je pense que cela aura un impact important car ça me donne le goût de découvrir d’autres pays. Mais je considère surtout ce DUCIS comme une expérience et un bagage pour l’après ! Cette expérience m’apporte beaucoup dans l’indépendance, la maturité et le fait de vivre en colocation avec d’autres personnes de nationalités étrangères issues de cultures différentes (je suis avec une slovène, une turque et deux irlandaises). A l’université, les niveaux sont très hétérogènes et les âges aussi car, en Espagne, le lycée peut se faire en une année supplémentaire grâce à une passerelle. Il faut ainsi concilier tous les facteurs dans les travaux de groupe. Il faut également s’adapter à un public différent lors des projets que l’on présente. Les espagnols n’ont pas forcément les mêmes références voire le même humour.

 

Les lieux incontournables d’Alicante pour les futurs partants ?

Alors pour les sorties, il y a Santa Barbara, le château incontournable d’Alicante et Santa Cruz, une petite rue fleurie et colorées avec des maisons typiques qui fait le lien entre le centre-ville et les hauteurs de la ville. Sinon, il y a la Calle de Las Setas (ou la rue des champignons…) avec le sol jaune et vert et des champignons géants, ou encore la Plaza Del Mar située vers le port avec l’esplanade. Pour les bars, ça se partage entre deux quartiers : le Barrio, qui est très Erasmus et international avec les boîtes et les bars ambiance, et le Castaños, situé en face du Barrio, où l’on trouve des bars davantage fréquentés par des espagnols.

 

Qu’est-ce qui te manque le plus en France ?

Hormis notre bonne gastronomie française (ce qui, je pense, est le cas pour tous les étudiants Erasmus), juste le fait d’entendre du français dans le bus ou dans un bar me manque.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui veulent partir à l’étranger ?

Je pense qu’il faut d’abord abandonner l’idée que le DUCIS ce sont des vacances au soleil ou une année sabbatique, parce que l’adaptation, c’est de l’énergie, tout comme les cours en langues étrangères. Cela demande beaucoup d’effort ! Au niveau professionnel, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en avoir un en particulier. Néanmoins, il est nécessaire d’avoir une idée d’école ou de licence pour la suite, car il est à la fois difficile d’y penser une fois parti et d’avoir toutes les informations depuis un autre pays.

 

Rédiger des articles, ça te manque un peu quand même…

Au-delà de rédiger des articles, ce sont surtout les réunions hebdomadaires de la Team 2.0 qui me manquent !

 


Merci à Valentine de nous avoir accordé de son temps entre deux tapas. Prenez note de ses conseils qui vous seront essentiels pour la suite. Mais avant de penser au DUCIS, concentrez-vous sur cette fin de semestre rythmée…

Rédacteur.

Veuillez m’excuser du manque d’inspiration pour ma bio. Mais ne vous inquiétez pas, j’en aurai pour le blog…

Publié par Théo Vigezzi dans La parole aux anciens